Side event at the WGIP: round table on exploring the impact of landmines on indigenous populations
Thursday, 03 August 2006

Exploring the impact of landmines on indigenous populations (French version follows)

On Wednesday 2 August, the NGO Geneva Call held a round table on exploring the impact of landmines on indigenous populations, in the context of the Working Group on Indigenous Populations of the UN.
For this event, the organisation had invited three prominent individuals committed to the fight against landmines. These were Mr. Suikhar, member of the Chin National Organisation and the Human Rights Advocacy Committee of the Asia Indigenous Peoples Pact (AIPP), Luz Estalla Navas Murminacho, former member of the NGO Compania Nacional para la Paz between 1994 and 2003 and Ole Kaunga, a founder member and first Coordinator of OSILIGI, founder/team leader of IMPACT, and indigenous human rights activist.

The session started with a documentary followed by a general presentation of the issue of landmines by Mrs. Navitri Putri Guillaume, from Geneva Call.

Every year, new landmines injure around 20,000 people. Ms Navitri Putri Guillaume presented an overview of the actors using these mines: armies of some governments such as Burma, Nepal and Russia as well as around 40 non-state groups dispersed in 24 countries.

Very few studies have been realized on the effects of landmines on indigenous populations until now. However, it is clear that the use of landmines has devastating effects, particularly in countries such as Colombia and Vietnam. In case of the Asian continent for instance, landmines affect 139 communities in the area around the border between Thailand and Burma, including the Karenni People (a UNPO member). This issue also affected the Mon people (UNPO member) at the border between Thailand and Laos.

The implication of landmines on the livelihood of Indigenous Populations was also discussed. Landmines restrict the use of major resources such as forest, land and water, they destroy forests and impede farming and pastoral activities.

An interesting discussion among the participants concluded the session, raising the landmines issue with regard to the Ahmazighe nomad people moving along the Moroccan and Algerian border.


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L’impact des mines antipersonnel sur les peuples autochtones

Mercredi 2 août, dans le cadre du groupe de travail sur les populations autochtones de l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Organisme Non Governemental (ONG) “Geneva Call” organisa une table ronde portant sur l’impact des mines antipersonnel sur les peoples autochtones.

L’ONG genevoise ont invité pour l’occasion trois personnes actives dans la lutte contre les mines antipersonnel. Étaient aussi présents Monsieur Suikhar, membre de l’organisation nationale Chin et du Comité de défense des Droits de l’Homme et du Pacte Asiatique des peuples autochones, Mme Luz Estalla Navas Murminacho, ancienne membre de l’ONG Compana Nacional para la Paz, et Ole Kaunga, membre fondateur et coordinateur de OSILIGI et d’IMPACT. Tous sont engagés dans le domaine des droits des peuples autochtones.

La séance a débuté par un documentaire vidéo, suivi d’une présentation générale du problème des mines antipersonnel donnée par Madame Melle Navitri Putri Guillaume de Geneva Call.

Nous avons notamment appris que, chaque année, de nouvelles mines antipersonnel font entre 15 000 à 20 000 victimes.
Madame Guillaume a présenté un aperçu des acteurs utilisant ces mines: les armées menées par quelques gouvernements dans le monde, dont la Birmanie, le Népal et la Russie, ainsi qu’environ 40 groupes armés répartis dans 24 pays.

Peu d’études sur l’impact des mines antipersonnel sur les populations indigènes ont été effectuées à ce jour. Cependant, nous pouvons noter que l’usage de ces mines affecte profondemment les populations autochtones dans certains pays tels que la Colombie et le Vietnam.

Les mines affectent également la région située autour de la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande. Specifiquement, 139 communautés sont touchées, dont le peuple Karenni, membre de l’UNPO. Dans la région entourant la frontière entre la Thaïlande et le Laos, les mines affectent les Mongh et le peuple Mon, membre de l’UNPO.

Les conséquences sur le mode de vie des populations autochtones a également été discutées. La présence de mines sur les terres des peuples autochtones restreint l’usage de ressources majeures, telles la forêt, la terre agricole et l’eau. De plus, les mines ont causé la destruction de forets entières de par les incendies qu’elles provoquent.


Après la présentation, chaque invité présenta un thème spécifique touchant les populations autochtones. Madame Luz Estalla Navas Murminacho a présenté les effets de ces mines sur les peuples indigènes en Colombie et Monsieur Suikhar sur les peuples indigènes birmans. Enfin, Mr. Ole Kaunga parla de la militarisation des terres indigènes au nord du Kenya.

La séance s’est conclue par une discussion entre les intervenants et les personnes présentes.

 
 
 
   
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